Bonjour tout le monde,
Et tout d abord une bonne annee a tous et a toutes. Eh oui,
la Chine
est bel(le) et bien rentree dans la nuit de samedi a dimanche dans l annee du cochon, sous les feux d artifices et les explosions de petard.
Nanjing
s est illuminee de partout alors qu entre les tours du centre ville resonnaient des petarades en tout genre (tiens, ca resonne encore) au milieu d epaisses fumees. Franchement, on se serait cru en etat de guerre. Plus que d habitude, les bars et les boites de la ville se sont remplis, envahis par la jeunesse chinoise qui vient feter le nouvel an comme nous le fetons le 31 decembre. C est la fin des vacances : dans une semaine, c est la reprise des cours après deux longs mois d interruption. Ah, pour ca, la reprise sera dure, mais j avoue que je suis content que tout cela recommence, les vacances m ont encore donne plus envie de poursuivre l apprentissage du chinois, et puis le plaisir de revoir tout le monde. Certains sont rentres chez eux, d autres en ont profite pour voyager, comme moi. Je vous avais parle d un voyage dans la province du Sichuan, avec mon pote Julien, et bien c est avec plaisir que je vous annonce que nous en sommes rentres vivants, et avec tellement de souvenirs que j ai peur que ma tete n ait pas assez de place pour tous les garder. Et puisque je ne suis pas egoiste, je vais vous en faire un petit peu partager. Allez, nous partons pour le Sichuan
Le
Sichuan
, province de 488 000 km carres et peuplee de 109 millions d habitants est souvent appelle par les chinois le royaume celeste en raison de l abondance de ses resources naturelles et de la richesse de son heritage culturel. Son nom signifie quatre rivieres et fait reference a quatre des quatre-vingts cours d eau qui traversent la province. Cette province, la plus vaste du Sud Ouest, de la chine, rassemble une population aussi variee que ses paysages. Si la partie orientale compte une tres forte densite de population rurale, les regions de l ouest sont les terrres du bouddhisme : laissant place peu a peu aux plateaux du
, leurs forets et leurs immenses etendues balayees par les vents abritent surtout des Qiang et des tibetains. La province a cultive un dialecte specifique ainsi qu une cuisine originale connue pour etre
fort
pimentee
.
Chengdu
, capitale de la province, est devenue l une des villes les plus prosperes, dynamiques et liberales de la region. Bon, j arrete ici ma presentation a la lonely planet ? j ecris pas un guide touristique. Mais bon, il fallait planter le décor. Pour les photos - mis a part celle ci, veulez jetter un petit coup d oeuil a l album photo sur votre gauche.
Nous sommes partis aux alentours de treize heures de
Nanjing
, le pont d acier ? fierte autrefois du modernisme communiste - nous a fait franchir les eaux troubles du Yangtze alors que l ancienne capitale disparaissait dans son manteau de brume (c est mieux comme ca ? Bon, j ecris pas un roman non plus, alors il va falloir que je fasse quelques raccourcis, desole). Trente cinq heures de train nous attendent, a travers les provinces du centre de la vaste Chine ou une campagne morne et poussiereuse, sous un ciel nuageux laisse parfois place a des villes tres laides comme le communisme sait si bien les construire, toutes de beton et d acier. Quelquefois, un petit temple de devotion locale, un cimetiere de steles pour rappeller que les traditions sont encore la et se fraient un chemin dans le monde moderne. Le train est comfortable, nous sommes dans un compartiment a couchettes dures, ce qui n est pas mal. Pas question de rester assis durant trente cinq heures. Chaque compartiment ? il y en a onze par wagons ? se divise en deux rangees de trois couchettes superposees les unes au dessus des autres. Jiangsu, Anhui,
Shaanxi
defilent alors que nous traversons des regions de plus en plus desertes. Le trajet est rythme Par de nombreux arrets ou l on descend sur le quai pour acheter quelques aliments et boissons aux vendeurs ambulants qui attendant l arret du train. Bols de nouilles instantanes, cacahuetes, cuisses de poulet, fruits, morceaux de viande sechee? On bavarde, on joue au carte, on va chercher de l eau chaude. Le 13 janvier, nous arrivons a Chendu sous une pluie fine, vers vingt heures, perdus au milieu des foules autour de la gare. Un bus nous amene au centre ville ou trone encore la statue de Mao Zedong, le grand timonier, pas loin d un mac Donald, et d un KFC et d un magasin Cartier.
Chengdu
est une tres belle ville, propre, claire, facile a s orienter, comme on voudrait en voir plus en Chine. De nombreux parcs, comme le parc du peuple, mais egalement de nombreux temples comme il y en a tant en Chine, bouddhistes et taoistes. De tres jolies chinoises egalement, on dit que les filles du
Sichuan
sont les plus belles de Chine, n allez pas croire que c est cela uniquement qui a motive notre choix pour le Sichuan. Mais c est un fait qu on y voit de belles chinoises plus qu ailleurs. On croise parfois, au milieu d enormes rues commerciales ou s etalent dans une profusion qui n appartient qu a
la Chine
d inombrables enseignes occidentales, quelques tibetains vetus de leurs vetements traditionnels, comme perdus dans cet univers qui ne leur appartient pas. L hotel ou nous avons loge pour 35 kuai la nuit ? soit trois euros et cinquante centimes ? est
fort
plaisant
. Il possede un jardin avec des jeux d eaux entoure d habitations trditionnelles chinoises, et de terrasses ou l on deguste le the servi par des chinoises vetues de leurs elegants vetements de soie. La nuit s allument des dizaines de lampioles rouges accrochees aux arbres alors que les chinois fumant cigarette sur cigarette et buvant du the jouent au carte jusqu au petit matin.
Un trajet de neuf heures de bus nous amene a Songpan, dans les montagnes du nord du Sichuan, au Coeur de la region de l Aba, refuge de nombreuses minorities comme les Hui et les Qiang. Cahotes et serres a l arriere du bus, nos sacs sur nos genoux, devant supporter les courants d air glaces qui viennent lecher notre cou, la fumee de cigarette, ne pouvant pas bouger, nous frolons des ravins tombant a pic dans des eaux turquoises. Le chauffeur accelere autant qu il peut, doublant dans les virages en montee, je prefere parfois fermer les yeux. L architecture moderne et laide laisse place peu a peu a des habitations en bois decorees de motifs traditionnels ? motifs vegetaux, tetes de yacks. Enfin, nous arivons a Songpan., une ville de taille moyenne, traversee par une riviere, avec son marche au yack, a proximite de l aire d abattage ? coeurs sensibles s abstenir ? sa magnifique mosque deguisee en temple chinois, et puis son temple dedie a la deesse Guanyin que nous retrouverons plus loin ? aux frontieres du Tibet ? sous l aspect masculin d avalokiteshvara, la divinite tutelaire du dalailama. Un mur d enceinte entoure le centre ville, ouvert par trois portes. Une quatrieme porte, dans la montagne, surplombe la ville. On trouve a Songpan de nombreuses boutiques tenues par des tibetains et vendant a des prix tres bas de nombreux vetements et autres objets tibetains. Je n ai pu resister a la tentation de faire l achat d un manteau en poils de yack, qui me sera d ailleurs pas inutile. La chambre d hotel n a pas d electricite, et la canalisation qui alimente la ville en eau chaude a rompu. Mais il y a les douches publiques pour se laver ; l eau povient d une enome cuve chauffee au charbon de bois, inutile de dire que l eau y est bouillante, et c est la le probleme, elle est parfois trop chaude pour se laver. Le matin dans la chamber, une couche de glace recouvre la vitre, a l interieur. Mais mon nouveau manteau me tient tres chaud. Dans la montagne, a quelques heures de
marche
de la ville, au cours d une randonnee, nous avons decouvert dans la monagne un petit sanctuaire. On y entre par une porte protégée par deux gardiens courrouces ? comme on les voit traditionnellement sur les portes des temples. Trois batisses sont dediees a des cultes differents mais reunis ici, au meme endroit. Le premier espace est dedie au culte nomme Cheng Huang (??), il abrite de nombreuses statues colorees representant je ne sais quelles divinites de devotion populaire. Le second espace est dedie au bouddhisme, le troisieme a l ecole du bouddha Amithaba. Le sanctuaire est baigne dans cette atmosphere de silence qui est
celle
des sommets. Le temps est magnifique. Sur les sommets sont plantes des piquets recouverts de drapeaux de priere de toutes les couleurs flottant dans le vent et envoyant dans les cinq directions sacrees du bouddhisme les priers de benediction. Nous arrivons dans de petits villages de montagne accessibles uniquement par la
marche
et habites par la minorite Hui. Des ribambelles d enfants de cinq a dix ans courent ans les montagnes, conduisant les troupeaux de chevres et de vaches, ils nous regardent intrigues. Une femme nous invite a la suivre dans sa maison, nous la suivons. Nous nous retrouvons dans l atmosphere sombre d une petite cuisine, entoures de cinq enfants et de deux femmes. Les femmes portent leur magnifique coiffure traditionnelle ainsi que leurs vetemens colores. On nous offer du the, des pommes de terre a la vapeur aini que du choux sauté. Les enfants sont sales, ils ont les joues brulees par le soleil et le froid, leurs yeux sont petillants, il y a de la fierte chez les garcons, une certaine elegance chez les filles. Ces gens n ont presque rien et ils nous offrent le repas, n acceptant meme pas l argent que nous leur proposons. Peut etre que cette distance qu ils ont encore su garder avec la modernite leur a fait conserver le sens du don, de l accueil et de l hospitalite. Il y a tant a apprendre de cette simplicite et humilite.
Apres Songpan, nous prenons la route pour Jiuzhaigou, une somptueuse vallee alpine aux lacs transparents et etincellants comme des pieres precieuses. Classe au patrimoine mondial de l Unesco, la reserve naturelle est en ete fort frequentee par le tourisme, mais assurement pas en hiver. L entrée est chere, comme la majorite des sites de l Unesco, un ticket nous permet d y rester deux journees. Nous choisissons la
marche
comme moyen de transport, le plus beau qu il soit. Les pics enneiges viennent se refleter dans les eaux des lacs aux couleurs virant du vert emeraude au bleu azur. J ai rarement vu eau si claire et limpide, des traces dans la neige nous laissent deviner la presence d animaux invisibles. Le long de la riviere, des moulins a priere sont actives par le courant. L intimite d un
temple
bouddhiste
tibetain nous a surpris. Au
, le bouddhisme a pris une forme que l on ne retrouve nulle part ailleurs. La batisse principale est protégée par une rangee de chortens ? ces constructions pyramidales, images du cosmos, qui parsement les sommets et abritent parfois des reliques sacrees ? pares de mille drapeaux de priere. Le temple presente d abord une splendide antichambre pleine de couleurs, puis nous entrons dans le sanctuaire somber, alors que sous nos pied craque le bois. Trois gigantesques statues accueillent le croyant, des thankas (images representant les multiples divinites et creatures du pantheon bouddhique) et des mandalas (representations geometriques du cosmos) sont accroches aux murs, le
temple
abrite
une population nombreuse de personages fantasmatiques. La roue du Dharma (la loi bouddhiste) et la swastika regnent en maitres. Il regne une atmosphere de paix, chargee de l odeur de l encens, propice a la meditation. Mais pas le temps de mediter, nous remontons toute la journee la riviere,
celle
ci se perd dans des bassins limpides, se multiplie en de nombreux torrents. Les chutes d eau sont plus belles que partout ailleurs. Les forets de pin doivent arbiter un riche bestiaire mais les seuls habitants que nous apercevons sont les oiseaux, fort colores. Partout, le silence, les parois rocheuses des montagnes enneigees qui nous entourent se perdent dans la brume. Loin de la cacophonie des villes chinoises, une nature encore pure. La region abrite l ethnie tibetaine. Ceux-cis vivent dans de magnifiques villages. Le midi, nous nous sommes contentes d un bol de tsampa ? la boisson tibetaine qui consiste en du the dans lequel on plonge un morceau de beurre de yack ? alors qu un vieil habitant de la vallee nous a parle de sa jeunesse, lorsqu il pouvait encore chasser. Je n ai pas tout compris, imaginez son accent en chinois. Nous avons passé la nuit dans une famille tibetaine. Ici, tous les hommes sont moines, a l exception du cadet qui s interesse plus au basket et aux clips musicaux a la tele (choc des generations). Ce ne sont pas des bouddhistes mais des moines Bon, cette tres ancienne religion animiste tibetaine, qui existait bien avant l arrivee du bouddhisme. La sale de sejour est fort decoree et les murs sont recouverts d un meuble en bois colore qui permet de ranger toutes les affaires de la maison. Outre le poele a bois, la television semble tenir une place importante. La cuisine est tres bonne. La chamber est glaciale et depouillee, les toilettes sont dehors ? de simples planches avec un trou donnant sur une fosse, plutot odorante. Le soir, la neige tombe.
Un retour rapide a Chengdu, puis c est reparti vers l ouest du
Sichuan
, sur la route du Tibet.. Huit heures de bus nous amenent a Kanding, derniere ville chinoise avant les terres tibetaines. Lhassa est loin et puis il faut un permis special pour entrer dans la province du
. Mais l ouest du
Sichuan
est deja culturellement une terre tibetaine et c est a Litang que nous souhaitons nous render. Kanding offre peu d interet, sinon cette tradition surprenante dont nous avons ete les temoins. Il est 19h00. Sur la place principale de la petite ville, les hauts parleurs se mettent a diffuser de la musique. C est alors que venue des quatre directions, une foule se met a danser en rythme, elle se partage en petits groupes, chcun entreprenant une choregraphie. Durant une heure, la place deviant une piste de danse a ciel ouvert qui rassemble toutes les generations. Quelle surprise de voir les habitants de Kanding danser sous les etoiles, alors que la temperature avoisine les zeros degres. Lorsque la musique cesse, chacun reprend sa route comme ci de rien n etait. Kanding, dernier bastion de la civilisation chinoise. Le people Han y a etabli tous les commerces necessaires a sa survie au milieu des montagnes a l ouest du
Sichuan
. Seulement, le
est la, accompagnant les moines vetus de robes oranges.
Desolation. Peut etre le mot qui incarne le mieux les hauts plateaux du
. Litang, a quatre mille cinq cent metres d altitudes, est au plus pres des cieux. Dans la poussiere des chemins caillouteux cheminent les troupeaux de yacks, depassant de vieux chortens que seuls viennent frequenter les vents. Les enfants sont vetus bien legerement malgre le froid qui engourdit nos mains. Les maisons sont des architectures cubiques de Pierre, simples, mais finemement decorees. Le tibetain a beaucoup plus le sens des couleurs que le chinois. Une carcasse de cheval est partagee entre des chiens sauvages et d enormes corbeaux. Au loin passent les hommes vetus de leurs manteaux de laine, conduisant les troupeaux d un pas nonchalant. En toile de fonds, une barriere montagneuse qui vient proteger les regions vers l oust. Terre aride, infertile, ne donnant naissance qu a des lieux sacrees, sous un ciel que j ai rarement vu aussi bleu. Les couleurs sont demultipliees a cette altitude, l air est net et limpide. La route de neuf heures conduisant de Kanding a Litang fut un regal pour les yeux. Dans le bus, un vieil homme tout le long du trajet egrenne un chapelet et fait tourner son moulin a priere tout en marmonnant sans cesse la priere Om Mani Padme Hum. Le bus traverse des paysages ecrasants alors que nous prenons sans cesse de l altitude. La route est tres mauvaise et franchit de nombreux cols balayes par les vents. Dans les vallees, quelques villages, et puis c est le domains des yacks. Tout n est que
pierre
, monts arrondis uses par les vents ou montagnes tranchantes saupoudrees de neige. Tout est immense, infini, on se sent perdu, il n y a que la route pour rappeller que les hommes sont passes par la, et qu ils y passent encore. Dans ce petit bus qui se trimballe difficilement au coeur de cet environnement hostile, je prends des photos toutes les cinq minutes. Parfois on croise une maison, et je me demande comment on peut vivre la.
Au nord de Litang se trouve une gompa ? un monastere bouddhiste ? sur une colline qui domine les alentours. Une procession continue de tibetains de tout age tourne autour de l enceinte du monastere, dans le sens sacre, celui de la rotation solaire. Nous suivons ces pelerins, certains se prosternent entierement sur le sol tous les trois pas. Tous les ages de la vie sont reunis dans cette extraordinaire procession. Les moulins a priere tournent sans s arreter un instant, les chapelets s egrennent, les recitations des mantras emplissent l air, tout tourne, pas d immobilite. Le
est comme on l imagine, avec ce sens du sacre qui impregne le quotidien. La soiree fut des plus belles, dans une famille tibetaine rencontree par hasard, accompagnes d un americain, Nick, et d une suedoise,
Victoria
. Nous avons mange des raviolis fourres a la pomme de terre, bu de la tsampa, chantes des chansons de nos pays, et ecoute les belles melodies des chants tibetains. Une derniere soiree avant de reprendre la route du retour pour Chengdu et laisser le
derriere moi, et l envie d y retourner.
Leshan est a deux heures de bus au sud de
Chengdu
. On y trouve un bouddha assis de 70 metres de haut, la plus grande statue de bouddha au monde, contemplant le confluent des rivieres Dadu et Min, dont les habitants a ecailles sont loin d etre mauvais. Pagodes et temples ? encore des temples ? parsement le site. Il y a egalement la reserve des pandas, animal emblematique du
Sichuan
et de
la Chine
, qui dort et mange des pousses de bambous toute la journee. Puis c est le retour sur Chengdu, et puis sur
Nanjing
. Chemin a l envers, on ne sent pas passer les trente-cinq heures ( moi qui trouvait long les quatre malheureuses heures du Paris-Brive). On se retrouve a
Nanjing
et on se sent chez soi, on retrouve ses reperes. Voila. Retour en forme debut fevrier, un peu plus tot que prevu, c est vrai. Un beau petit ? pardonnez l expression ? voyage, et il y a tellement de choses que j ai oubliees.
J ai profite des semaines de vacances me restant pour fair un tour du cote de Nantong, au nord de Shanghai, de l autre cote du Yangtze, pour voir des amis chinois, puis a Suzhou, a mi chemin entre Shanghai et Nanjing. De Nantong a
Suzhou
, on traverse le fleuve Yangtze en bac. Le fleuve est si grand qu on en voit pas l autre rive. Le bac progresse sur ses eaux boueuses alors que des centaines de bateaux, des plus gros porte-contenaires aux freles esquifs, descendent vers l embouchure.
Suzhou
est classee au patrimoine mondial de l Unesco pour ses jardins, lieux de residence, de meditation et de loisirs d une aristocratie sous les Ming. Ville d art, quoi de mieux que d avoir un peintre-calligraphe pour guide. Rencontre en
lors de mon stage de deuxieme annee a l IUP, Dong Wen Zheng peint sur la soie et est maitre calligraphe. Sous son toit vivent trois generations, a la chinoise. La cuisine est excellente, comme toujours, quoique parfois un peu etrange, comme les pates de poulet dont ils rafollent.
Suzhou
est une tres belle ville vec ses quartiers trditionnels qu aucun imeuble de plus de trois etages ne vient polluter. Parsemee de caneaux, elle est appellee
la Venise
de l Orient.
Voila un petit apercu de ces vacances, riches en mouvements, mais j ai hate maintenant de reprendre les cours, histoire de se remettre a cent pour cent dans le chinois. En esperant que ce recit vous aura plu, et en attendant de vos nouvelles a tous et a toutes, je vous a tres bientot.
Siegfried.